« The Pacific » sur la chaîne HBO

The Pacific

The Pacific

 

Avant propos :
En 2010, Tom Hanks et Steven Spielberg s’allient de nouveau (après Band of Brothers) pour produire une série historique d’envergure. Les moyens engagés sont colossaux et HBO est chargée de sa diffusion aux Etats-Unis. Elle rassembla près de 3 millions de téléspectateurs américains, ce qui en fait un des plus gros succès de la chaîne. 

Etat de la série :
Une seule saison de 10 épisodes a été produite et diffusée. 

Pitch / Univers :
Cette mini série de 10 épisodes relate l’aventure de 3 soldats américains dans le Pacifique durant la Seconde Guerre Mondiale. Les origines de The Pacific proviennent des mémoires de 2 soldats du Corps des Marines des États-Unis : With the Old Breed At Peleliu And Okinawa d’Eugene Sledge et Helmet for My Pillow de Robert Leckie.
Mis à part Eugène Slede et Robert Leckie, la série relate également les combats de John Basilone, seul Marine ayant reçu le Medal of Honor et la Navy Cross, pour ses actions lors de la bataille de Guadalcanal. Sont évoquées les batailles majeures effectuées par le Corps des Marines lors de la guerre du Pacifique de 1942 à 1945 : la bataille de Guadalcanal, les combats de Nouvelle-Bretagne, la bataille de Peleliu, la bataille d’Okinawa et la bataille d’Iwo Jima.

Acteurs :

 

Critiques / Impressions :
Tout comme pour la série Band of brothers, action, historicité et fidélité se retrouvent dans cette mini série. Les combats sont d’une réalité époustouflante, grâce à la technique de tournage de « caméra à l’épaule », le scénario et les faits retracés suivant la réalité historique ; de même The Pacific fait également la part belle aux hommes et à ce qu’ils ont vécu tout au long de ces années de guerre. Autre apport de cette série, la réalité des terribles combats de la guerre du Pacifique. Une guerre qui se traduit par un véritable choc des civilisations, tant les combats, par leur absence d’humanité et par la violence des actes (peu de prisonniers faits par les américains en raison de la honte d’un tel acte pour les japonais, les tortures subies de la part des soldats américains faits prisonniers, l’acharnement de l’armée nippone) montrent l’écart profond qui existe entre la civilisation américaine et la civilisation japonaise.
Cependant l’aspect même du scénario, à savoir le fait de suivre les aventures de 3 héros indépendants ne faisant pas partie de la même unité militaire, rend la série quelques fois difficile à suivre. En effet les bonds historiques et les changements de personnage perturbent la fluidité de l’ensemble, car si les épisodes se suivent dans le temps, les hommes dont on évoque les aventures changent avec les épisodes.
Néanmoins cette mini série, reprenant le chemin tracé par Band of Brothers, permet de faire découvrir les batailles du Pacifique, batailles bien moins connues que celles se déroulant sur le continent européen durant le Second Conflit Mondial.

Bande annonce :

 

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« Californication » sur la chaîne Showtime

Californication

Californication

Avant propos :
En 2007, Showtime lance cette production créée par Tom Kapinos et compte sur David Duchovny (X-files) pour porter le programme. Malgré tout les audiences restent modestes : 0.8 millions de téléspectateurs pour la 6ème saison.

Etat de la série :
La série compte déjà 6 saisons et une 7ème et ultime saison commence le 13 Avril 2014.

Pitch / l’univers :
Après un best-seller adapté au cinéma, l’écrivain Hank Moody souffre du syndrome de la page blanche. Son incapacité à écrire le fait sombrer dans l’alcool, la drogue et le sexe. Sa femme ne le supportant plus, le quitte en emportant leur fille.

Acteurs :


Critiques / impressions :
Après Masters of sex, Californication … Il est vrai que le sexe fait vendre mais pour autant en fait-il un bon sujet télévisuel ? On peut répondre par l’affirmative pour la 1ère citée, un peu moins pour la 2ème. Le retour de David Duchovny dans une série américaine (après le succès planétaire d’X-Files) fit grand bruit en 2007 lorsqu’il se lance dans cette aventure osée. Les critiques semblent apprécier la production et le public, avide de retrouver leur agent spécial, se masse devant leur télévision. Mais cet engouement (tout comme le mien) ne fit que faiblir au fil des saisons.
En se concentrant au début sur la vie de famille d’Hank (et évidemment sur ses quelques incartades), Tom Kapinos avait réussi un curieux mélange entre drama, sexe et comédie. Mais malheureusement dès la 3ème saison, la question n’est plus : « Comment Hank va s’en sortir pour renouer avec le bonheur familial » mais « quelle actrice, la production a t-elle castée pour se retrouver dans le lit d’Hank ». Et ce changement de paradigme transforme totalement la série en une suite de péripéties « sexuellement improbables » et lui fait perdre son idée de départ.
Voilà une série qui souffre du syndrôme Heroes / Prison break, à savoir : faire durer la série coûte que coûte sans se préoccuper du reste.
Je vous avoue que j’ai décroché à la 6ème saison et que la dernière se fera sans moi….

Bande annonce :

« Homeland » sur la chaîne Showtime

Homeland

Homeland

Avant propos :
Série créée par Howard Gordon et Alex Gansa, reprenant la trame de la série israélienne Hatufim. Diffusée sur Showtime depuis 2011, elle réalise des cartons d’audience (2 millions de téléspectateurs pour la 3ème saison) et jouit d’une excellente critique de par le monde. En France, plusieurs chaînes l’ont diffusée dont Canal + et D8.

Etat de la série :
3 saisons (12 épisodes chacune) ont déjà été diffusées et évidemment une 4ème saison est prévue pour la rentrée prochaine.

Le pitch / l’univers :
Après avoir passé 10 ans dans une prison Irakienne, un soldat américain est miraculeusement retrouvé par un bataillon lors d’une opération militaire. Evidemment déboussolé, Nicholas Brody essaye de retrouver une vie normale auprès des siens, tout en étant suivi de près par la CIA …

Acteurs :

Critiques / Impressions :
Auréolée de nombreuses récompenses (tant pour les acteurs que pour la production), il est interdit aux sériephiles de louper cette série ! Le thème du « retour au pays » fut certes repris en long et en large mais les créateurs ont brillamment réussi à renouveler le genre en insufflant un suspens et une tension rarement vu pour une série.
Pour ne pas trop en dire, après le retour aux Etats-Unis du soldat Nicholas Brody, la CIA, et particulièrement l’agent Carrie Mathison, commence à douter de son intégrité : des informations troublantes pourraient confirmer son retournement au profit des extrémistes qui l’ont enfermé. C’est donc dans ce climat de suspicion que se joue la saison 1, saison qui est pour moi des plus réussies. On est tenu en haleine durant les 12 épisodes ne sachant plus qui croire, qui observer … De plus les cliffhangers des 3 saisons sont magistralement écrits et ne nous donnent qu’une envie : regarder la saison suivante. Malgré un très léger essoufflement dans la dernière saison, la série reste une des meilleures actuelles.
Et que dire de la prestation sublime des deux acteurs principaux : Claire Danes dans son rôle d’agent de la CIA aux troubles bipolaires, obnubilée par la quête de la vérité et Damian Lewis, G.I, en quête de sa vérité…

Bref si vous ne l’avez pas encore compris : procurez-vous au plus vite cette série !

Bande annonce :

« Masters of sex » sur la chaîne Showtime

Masters of sex

Masters of sex

Avant propos :
Masters of sex est une série créée par Michelle Ashford qui s’est inspirée du livre de Thomas Maier, Masters of Sex: The Life and Times of William Masters and Virginia Johnson, the Couple Who Taught America How to Love. La 1ère saison fut diffusée sur Showtime dès septembre 2013 et accessible en version originale sous-titrée sur l chaîne OCS City (bouquet Orange). Elle a réuni 1,1 million de téléspectateurs, ce qui la situe dans le top 3 des séries de la chaîne après Homeland et Shameless.

Etat de la série :
Une 1ère saison de 12 épisodes s’est terminée en Décembre 2013 et une 2ème saison est prévue pour l’automne 2014.

Le pitch :
La série retrace le quotidien professionnel et sentimental, au début des années 1960, du chercheur William Masters et de son assistante (et maitresse) Virginia Johnson et notamment, leurs travaux sur la sexualité et l’orgasme féminin.

Acteurs :

Critiques / Impressions :
Sur le papier, les thématiques abordées par ‘Masters Of Sex’ sont « épineuses »  et le risque de tomber dans le vulgaire et le voyeurisme est grand… Pourtant, malgré certaines scènes dénudées et certaines situations équivoques, la série réussit le tour de force de parler de sexe et d’orgasme tout en restant classe et accessible : aucune comparaison avec une production pornographique n’est ici possible !

Sur des airs de « Mad Men » (de Matthew Weiner), les reconstitutions historiques sont parfaites, les dialogues et tenues sont soignés à l’extrême et surtout, le sujet est maitrisé. L’humour est également bien présent dans cette série, un humour aux notes britanniques pour dénoncer toute l’ignorance et l’étroitesse d’esprit dont pouvait faire preuve la société américaine au début des années 1960. Est également abordée toute l’ambigüité de la révolution sexuelle de la fin des années 1960 avec notamment l’opposition entre Virginia Johnson (assistance divorcée et qui vit pleinement sa sexualité) et Lybie Masters (femme au foyer, enfermée dans un quotidien morose).  Le jeu des acteurs, tout en finesse et en retenue, fait également partie des points forts de la série et qui viennent compenser certaines longueurs regrettables, notamment sur les dernières épisodes de la saison 1.

Il ne reste plus qu’à espérer que la saison 2 soit à la hauteur, et que certains personnages vont pouvoir gagner en profondeur et en présence à l’écran. On pense ici notamment aux personnages joués par Teddy Sears et Nicholas D’Agosto !

Bande annonce :

« Orange is the new black » sur Netflix

Orange is the new black

Orange is the new black

Avant propos :
Encore une série diffusée sur Netflix (qui arrive bientôt en France) et encore une très bonne série créée par Jenji Kohan (« Weeds » de 2005 à 2012).  Il se base sur le livre éponyme de Piper Kerman relatant sa propre vie.

Etat de la série :
Une saison riche de 13 épisodes s’est terminée fin 2013 et au vu du succès de la série, une deuxième saison est prévue pour juin 2014.

Le pitch / l’univers :
Piper Chapman et Larry Bloom voient la vie en rose. Ils s’apprêtent à se marier après plusieurs années de vie commune. Mais un événement va bouleverser leur plan si bien préparé. En effet Piper a connu une jeunesse mouvementée et transportait régulièrement de la drogue pour le compte de sa petite amie. C’est ce passé qui la rattrape aujourd’hui et elle est condamnée à une lourde peine de prison. On suit donc les galères de ce couple, elle en prison, lui à l’extérieur essayant de la soutenir durant cette période difficile.

Acteurs :

Critiques / Impressions :
Les séries pénitencières ne sont pas légions et c’est ce côté original qui m’a attiré en premier lieu. Les premiers instants de la série nous incitent à aimer les deux protagonistes en tant que couple, pour mieux nous les arracher, nous les séparer pour qu’on puisse sentir la frustration et le désarroi qu’ils subissent. Le créateur réussit le tour de force de nous plonger en même temps que Piper dans cet univers carcéral (notamment grâce à la première scène « d’humiliation » subie par « Chap »), qui nous est peu familier. Le tout penche très clairement du côté du Drama avec des petites notes d’humour et d’ironie qui permet à cette production de ne pas tomber dans le larmoyant. Grâce à cette série on comprend très vite qu’il est très difficile de s’acclimater à la vie pénitencière, les obstacles pour Piper étant nombreux et parfois pouvant sembler insignifiants. Car oui on suit la vie au quotidien de cette prisonnière, ses galères avec les détenues, les gardiens, son fiancé, son ex petite amie qui la rejoint dans la prison … Ce n’est certes, pas une série spectaculaire, mais on s’attache très vite aux personnages et les 40 minutes passent très vite. L’actrice est très convaincante dans son rôle et les personnages secondaires sont, certes un peu caricaturaux, mais cela nous permet de vivre des scènes de forte intensité.
Si le côté huis-clos ne vous rebute pas, elle est faite pour vous !

Bande annonce :
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« Shameless » sur la chaîne Showtime

Shameless

Shameless

Avant-propos :
Shameless est une série TV américaine adaptée de la série britannique éponyme. Son créateur, Paul Abbott, s’est inspirée de sa propre vie pour l’élaborer.
Elle est actuellement diffusée aux Etats-Unis sur Showtime et réalise de très bonnes audiences (1.7 millions pour la dernière saison).

Etat de la série :
La 4ème saison est en cours de diffusion aux Etats-Unis et une 5ème saison est d’ores et déjà prévue pour 2015.
Par ailleurs Canal + détient les droits en France et a déjà diffusé les trois 1ères saisons.

Le pitch / l’univers :
Cette série retrace le quotidien tumultueux de la famille Gallagher, famille pour le moins « atypique » qui vit dans un quartier industriel et résidentiel de Chicago. En effet, Frank, le père, est un homme irresponsable qui passe son temps à boire et à multiplier les combines afin de se faire de l’argent facile sans se fatiguer (parmi ses plus beaux faits d’armes on soulignera par exemple le fait qu’il profite de la pension d’invalidité d’une vieille tante décédée depuis 15 ans). A côté de cela, sa fille aînée, Fiona, doit donc gérer seule le foyer composé de 5 enfants mais est cependant bien aidée par un couple d’amis, Kevin et Veronica. Ce sont les péripéties de cette tribu haute en couleurs que la série nous propose de suivre, un quotidien rythmé, entre système D, alcool, sexe, délinquance et conditions de vie souvent « rock n roll » d’une famille populaire américaine.

Les acteurs :


Critiques / Impressions :
Cette série est tout simplement l’un de mes gros coups de cœur télévisuels de ces dernières années, dès les premiers épisodes on entre tout de suite dans le joyeux taudis des Gallagher pour ne plus avoir envie d’en sortir. En effet, on s’attache très vite aux personnages qui ont chacun une personnalité bien affirmée : Fiona, qui se décarcasse sans cesse pour ses frères et sœurs au point de mettre parfois entre parenthèses sa vie de jeune femme, Lip un adolescent brillant n’exploitant pas assez son potentiel, Ian militaire engagé volontairement qui appréhende de révéler son homosexualité, Carl gamin perturbé, amateur de violence et de bêtises en tout genre ou encore Debbie, jeune fille toujours le cœur sur la main mais en manque de reconnaissance. On rit beaucoup face aux situations improbables auxquelles doit faire face chaque Gallagher et qui s’entremêlent au fil des épisodes mais l’on est aussi touché par les histoires d’amour compliquées que vivent certains personnages voire même ému quand l’un ou l’autre craque, dépassé par les évènements. Bref, cette série ne laisse pas indifférent et remplit très bien sa fonction première à savoir passer un bon moment avant tout.

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« House of cards » sur Netflix

House of Cards

House of Cards

Avant-propos :
Série créée et écrite par Beau Willimon et produite par David Fincher (le réalisateur de films aussi connus que Fight Club, Seven ou encore The social network) , Kevin Spacey,Eric Roth et Andrew Davies. Elle est l’adaptation d’une série britannique des années 90 elle-même issu du livre de Michael Dobbs. Cette série possède la particularité d’avoir été diffusée dans son intégralité sur le site américain Netflix le 1e février 2013. Cette formule ayant été particulièrement appréciée des internautes, le même processus fut repris le 14 février dernier pour la saison 2.

Etat de la série :
Les deux premières saisons sont diffusées sur Netflix et sur Canal + pour la version française. La saison 3 est actuellement en tournage.

Le pitch / l’univers :
Cette série nous plonge dans la vie de Frank Underwood, élu démocrate à la Chambre des représentants, chargé de veiller à la bonne application des consignes de sa majorité notamment en ce qui concerne les votes. Ce dernier au terme d’une brillante campagne, a aidé Garrett Walker à devenir président des Etats-Unis en échange d’un poste de secrétaire d’Etat. Mais, avant l’investiture de Walker, la chef de cabinet lui annonce que le Président n’a pas l’intention d’honorer sa promesse. Bien décidé à ne pas s’en laisser compter, Underwood et sa femme Claire (qui comptait sur la nomination de son mari et le profit qu’elle aurait pu en tirer pour son association environnementale) s’allient afin de manipuler et progressivement détruire tous ceux qui pourraient s’opposer à leurs projets.

Les acteurs :


Critiques / Impressions :

Une série sur la politique…dit comme cela il est vrai que le concept semble peu excitant or c’est tout le contraire qui se produit dès le visionnage des premiers épisodes, en effet Kevin Spacey (que vous connaissez sans doute pour ses rôles dans Usual Suspects, American Beauty ou encore Las Vegas 21) nous installe tout de suite dans l’« ambiance » sombre et machiavélique que va représenter sa « quête du Graal » à savoir le poste de Secrétaire d’Etat. Pour ce faire, en compagnie de sa plus fidèle alliée, sa femme Claire (jouée par Robin Wright), il va au fil des épisodes s’entourer de Peter Russo, un homme à la dérive qu’il va mener jusqu’au poste de député et ainsi manipuler à sa guise et de la jeune journaliste Zoe Barnes avec qui il jouera un jeu dangereux où chacun utilisera l’autre.

Véritable stratège maniant à la perfection les différentes ficelles qui doivent l’amener au poste tant convoité, Kevin Spacey réalise ici une véritable performance d’acteur en jouant sur une atmosphère malsaine et en même temps excitante pour les spectateurs que nous sommes et en nous y intégrant totalement grâce aux courts apartés dans lesquels il s’adresse directement à nous. Ne négligeons pas non plus le rôle de Robin Wright véritable bras droit de Spacey et qui a récemment obtenu le Golden Globe de meilleure actrice pour ce rôle. Bref si ce n’était pas encore assez clair dans mes propos, je vous conseille vivement de vous jeter au plus vite sur cette série !

Bande annonce :