« Shameless » sur la chaîne Showtime

Shameless

Shameless

Avant-propos :
Shameless est une série TV américaine adaptée de la série britannique éponyme. Son créateur, Paul Abbott, s’est inspirée de sa propre vie pour l’élaborer.
Elle est actuellement diffusée aux Etats-Unis sur Showtime et réalise de très bonnes audiences (1.7 millions pour la dernière saison).

Etat de la série :
La 4ème saison est en cours de diffusion aux Etats-Unis et une 5ème saison est d’ores et déjà prévue pour 2015.
Par ailleurs Canal + détient les droits en France et a déjà diffusé les trois 1ères saisons.

Le pitch / l’univers :
Cette série retrace le quotidien tumultueux de la famille Gallagher, famille pour le moins « atypique » qui vit dans un quartier industriel et résidentiel de Chicago. En effet, Frank, le père, est un homme irresponsable qui passe son temps à boire et à multiplier les combines afin de se faire de l’argent facile sans se fatiguer (parmi ses plus beaux faits d’armes on soulignera par exemple le fait qu’il profite de la pension d’invalidité d’une vieille tante décédée depuis 15 ans). A côté de cela, sa fille aînée, Fiona, doit donc gérer seule le foyer composé de 5 enfants mais est cependant bien aidée par un couple d’amis, Kevin et Veronica. Ce sont les péripéties de cette tribu haute en couleurs que la série nous propose de suivre, un quotidien rythmé, entre système D, alcool, sexe, délinquance et conditions de vie souvent « rock n roll » d’une famille populaire américaine.

Les acteurs :


Critiques / Impressions :
Cette série est tout simplement l’un de mes gros coups de cœur télévisuels de ces dernières années, dès les premiers épisodes on entre tout de suite dans le joyeux taudis des Gallagher pour ne plus avoir envie d’en sortir. En effet, on s’attache très vite aux personnages qui ont chacun une personnalité bien affirmée : Fiona, qui se décarcasse sans cesse pour ses frères et sœurs au point de mettre parfois entre parenthèses sa vie de jeune femme, Lip un adolescent brillant n’exploitant pas assez son potentiel, Ian militaire engagé volontairement qui appréhende de révéler son homosexualité, Carl gamin perturbé, amateur de violence et de bêtises en tout genre ou encore Debbie, jeune fille toujours le cœur sur la main mais en manque de reconnaissance. On rit beaucoup face aux situations improbables auxquelles doit faire face chaque Gallagher et qui s’entremêlent au fil des épisodes mais l’on est aussi touché par les histoires d’amour compliquées que vivent certains personnages voire même ému quand l’un ou l’autre craque, dépassé par les évènements. Bref, cette série ne laisse pas indifférent et remplit très bien sa fonction première à savoir passer un bon moment avant tout.

Bande annonce :

[HS] « La gifle » sur la chaîne ABC1

La gifle

La gifle

Avant-propos :
Cette mini série, diffusée sur la chaîne australienne ABC1 fin 2011, est une adaptation du roman éponyme de Christos Tsiolkas. En France, Arte s’est chargée de la diffusion en fin d’année 2013. En Australie les audiences se sont montrées assez satisfaisantes avec une moyenne de 1 million de téléspectateurs.

Etat de la série :
Malheureusement elle ne comporte qu’une saison composée de 8 épisodes et une deuxième saison n’est pas envisagée.

Le pitch / l’univers :
Cette série chorale emprunte à chaque épisode le point de vue d’un personnage différent pour décrire l’effet boule de neige d’une gifle donnée par un adulte à un enfant qui n’est pas le sien. Description acérée de la middle class et de la communauté d’origine grecque en Australie.

Les acteurs :


Critiques / impressions :
Cette mini-série, qui se divise en huit épisodes de 50 minutes, est passée complètement inaperçue en France et pourtant, il y a beaucoup de choses (positives) à en dire… L’histoire débute avec la gifle donnée par un adulte à un enfant qui n’est pas le sien. Chaque épisode suit ensuite les répercussions que ce geste va avoir sur le quotidien des témoins de cette scène : certains prennent position pour l’adulte, certains choisissent de prendre du recul tandis que d’autres envisagent une action en justice. Originale dans sa forme et dans son sujet, cette mini-série australienne a le mérite d’aborder un certain nombre de sujets « sensibles » sans pour autant y apporter de réponses ou de jugements, ce qui permet de créer le débat et de faire réfléchir (chose suffisamment rare pour être soulignée). Les huit épisodes passent (trop) vite et on regrette clairement qu’une seconde saison n’ait pas été envisagée.

Les acteurs, quant à eux, sont particulièrement convaincants et justes – la performance de Mélissa George dans son rôle de mère sur-protectrice mérite d’être soulignée. D’ailleurs, on s’attache vite aux victimes collatérales de la gifle. Enfin, si la réalisation peut sembler paresseuse par moment, il n’en reste pas moins qu’elle donne sa profondeur à la série, et ce, sans tomber dans le dramatique et le larmoyant.

Bande annonce :

« Girls » sur la chaîne HBO

girls hbo

Avant-propos :
Girls est une série TV créée par Lena Dunham et produite par Judd Apatow ( notamment connu pour ses comédies mettant en scène des personnages aussi hilarants que paumés) et diffusée depuis le 15 avril 2012 sur HBO.

Etat de la série :
3 saisons déjà diffusées et une 4ème saison est en cours de tournage.

Le pitch / l’univers :
Cette série retrace le quotidien de quatre amies new-yorkaises entre galères professionnelles et amoureuses, coups de cœur et coups de gueules en abordant des thématiques aussi vastes que la maladie, les comportements addictifs, les difficultés d’insertion professionnelle des jeunes…

Les actrices :

Critiques / Impressions :
Plus trash que « Gossip Girl » et plus profonde que « Sex and the city », « Girls » surprend, dès les premiers épisodes, avec des dialogues incisifs et soigneusement écrits, des personnages originaux – ce qui les rend parfois presque caricaturaux -, des situations rocambolesques… Et, s’il est parfois difficile de s’identifier aux héroïnes en raison du manque de réalisme de certaines situations et réactions, la série s’avère rafraichissante, drôle et prenante et ce, d’autant que la caméra réussit parfois à saisir des sentiments et des atmosphères toutes particulières et qui donnent sa richesse à la série.

Bande annonce :