« Californication » sur la chaîne Showtime

Californication

Californication

Avant propos :
En 2007, Showtime lance cette production créée par Tom Kapinos et compte sur David Duchovny (X-files) pour porter le programme. Malgré tout les audiences restent modestes : 0.8 millions de téléspectateurs pour la 6ème saison.

Etat de la série :
La série compte déjà 6 saisons et une 7ème et ultime saison commence le 13 Avril 2014.

Pitch / l’univers :
Après un best-seller adapté au cinéma, l’écrivain Hank Moody souffre du syndrome de la page blanche. Son incapacité à écrire le fait sombrer dans l’alcool, la drogue et le sexe. Sa femme ne le supportant plus, le quitte en emportant leur fille.

Acteurs :


Critiques / impressions :
Après Masters of sex, Californication … Il est vrai que le sexe fait vendre mais pour autant en fait-il un bon sujet télévisuel ? On peut répondre par l’affirmative pour la 1ère citée, un peu moins pour la 2ème. Le retour de David Duchovny dans une série américaine (après le succès planétaire d’X-Files) fit grand bruit en 2007 lorsqu’il se lance dans cette aventure osée. Les critiques semblent apprécier la production et le public, avide de retrouver leur agent spécial, se masse devant leur télévision. Mais cet engouement (tout comme le mien) ne fit que faiblir au fil des saisons.
En se concentrant au début sur la vie de famille d’Hank (et évidemment sur ses quelques incartades), Tom Kapinos avait réussi un curieux mélange entre drama, sexe et comédie. Mais malheureusement dès la 3ème saison, la question n’est plus : « Comment Hank va s’en sortir pour renouer avec le bonheur familial » mais « quelle actrice, la production a t-elle castée pour se retrouver dans le lit d’Hank ». Et ce changement de paradigme transforme totalement la série en une suite de péripéties « sexuellement improbables » et lui fait perdre son idée de départ.
Voilà une série qui souffre du syndrôme Heroes / Prison break, à savoir : faire durer la série coûte que coûte sans se préoccuper du reste.
Je vous avoue que j’ai décroché à la 6ème saison et que la dernière se fera sans moi….

Bande annonce :

« Masters of sex » sur la chaîne Showtime

Masters of sex

Masters of sex

Avant propos :
Masters of sex est une série créée par Michelle Ashford qui s’est inspirée du livre de Thomas Maier, Masters of Sex: The Life and Times of William Masters and Virginia Johnson, the Couple Who Taught America How to Love. La 1ère saison fut diffusée sur Showtime dès septembre 2013 et accessible en version originale sous-titrée sur l chaîne OCS City (bouquet Orange). Elle a réuni 1,1 million de téléspectateurs, ce qui la situe dans le top 3 des séries de la chaîne après Homeland et Shameless.

Etat de la série :
Une 1ère saison de 12 épisodes s’est terminée en Décembre 2013 et une 2ème saison est prévue pour l’automne 2014.

Le pitch :
La série retrace le quotidien professionnel et sentimental, au début des années 1960, du chercheur William Masters et de son assistante (et maitresse) Virginia Johnson et notamment, leurs travaux sur la sexualité et l’orgasme féminin.

Acteurs :

Critiques / Impressions :
Sur le papier, les thématiques abordées par ‘Masters Of Sex’ sont « épineuses »  et le risque de tomber dans le vulgaire et le voyeurisme est grand… Pourtant, malgré certaines scènes dénudées et certaines situations équivoques, la série réussit le tour de force de parler de sexe et d’orgasme tout en restant classe et accessible : aucune comparaison avec une production pornographique n’est ici possible !

Sur des airs de « Mad Men » (de Matthew Weiner), les reconstitutions historiques sont parfaites, les dialogues et tenues sont soignés à l’extrême et surtout, le sujet est maitrisé. L’humour est également bien présent dans cette série, un humour aux notes britanniques pour dénoncer toute l’ignorance et l’étroitesse d’esprit dont pouvait faire preuve la société américaine au début des années 1960. Est également abordée toute l’ambigüité de la révolution sexuelle de la fin des années 1960 avec notamment l’opposition entre Virginia Johnson (assistance divorcée et qui vit pleinement sa sexualité) et Lybie Masters (femme au foyer, enfermée dans un quotidien morose).  Le jeu des acteurs, tout en finesse et en retenue, fait également partie des points forts de la série et qui viennent compenser certaines longueurs regrettables, notamment sur les dernières épisodes de la saison 1.

Il ne reste plus qu’à espérer que la saison 2 soit à la hauteur, et que certains personnages vont pouvoir gagner en profondeur et en présence à l’écran. On pense ici notamment aux personnages joués par Teddy Sears et Nicholas D’Agosto !

Bande annonce :